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 Manif à Bollène : quelques rappels aux militants de Front de gauche qui réécrivent l’histoire de 1940

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Vladimir
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Messages : 82
Date d'inscription : 05/06/2012
Age : 26
Localisation : Brest

MessageSujet: Manif à Bollène : quelques rappels aux militants de Front de gauche qui réécrivent l’histoire de 1940   Ven 29 Juin - 15:30

TOUS À BOLLÈNE (VAUCLUSE) LE JEUDI 28 JUIN À 18H30

Appel des partisans

Rassemblement Jeudi 28 Juin 2012 – 18h30

Place de la Mairie de Bollène (Vaucluse)

Dans une vision révisionniste de l’histoire, plusieurs
représentants de la Municipalité Bompard (extrême droite, ex-Front
national) ont voulu interdire le Chant des Partisans lors de la
commémoration de l’Appel du 18 juin 2012 à Bollène. Ce chant est le
symbole de ces hommes et de ces femmes devenus des héros malgré eux, qui
au péril de leur vie, n’ont pas hésité à rentrer en résistance pour
libérer le sol français de l’occupant nazi. Pour la souveraineté et
l’indépendance nationale.

La circulaire protocolaire des cérémonies officielles prévoit que
le « chant des partisans », hymne de la résistance, soit généralement
chanté le jour de la commémoration de l’Appel du 18 juin. A Bollène,
c’était une tradition ! La municipalité d’extrême droite en a décidé
autrement !

A l’appel des Partisans :

Républicains, progressistes, patriotes, rassemblons-nous devant la Mairie de Bollène

Jeudi 28 Juin 2012 à 18h30 pour manifester notre indignation !

A l’appel de :


ANACR – Comité de Bollène
ARAC – Comité local
CGT – Union Locale de Bollène
FNACA – Comité de Bollène
Front de Gauche - Comité de Bollène
Parti Communiste Français – Section de Bollène
Parti Socialiste – Section de Bollène
ANACR – Vaucluse
ARAC – Vaucluse
Association des familles des fusillés de l’Enclave de Valréas
CGT – Union Départementale Vaucluse
CGT – Union Locale de Vaison-la-Romaine
Europe Écologie – Vaucluse
Front de Gauche – Vaucluse
Front de Gauche – Drôme
FSU – Vaucluse
Gauche Unitaire – Vaucluse
Ligue des droits de l’homme – Vaucluse
M’PEP – Drôme, Gard et Vaucluse
Parti Communiste Français – Fédération de Vaucluse
Parti Communiste Français – Fédération de la Drôme
Parti Communiste des Ouvriers de France – Vaucluse
Parti de Gauche – Vaucluse
Parti de Gauche – Drôme
Parti Socialiste – Fédération de Vaucluse
République et Socialisme
SUD PTT 84


Cette manifestation, à laquelle toute la gauche, associative,
politique ou syndicale, se sent obligée de se joindre, n’est que la
suite de la provocation montée par les militants communistes de Front de
gauche, le 18 juin dernier. Rappelons que le 18 juin n’est pas un jour
férié, et que nombre de municipalités ne s’associent pas aux cérémonies,
laissant souvent les associations d’anciens combattants les organiser
elles-même.

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Dans un autre registre, au Parlement, un député UMP, Thierry Solère, affirme : « L’extrême gauche en France était dans la résistance. L’extrême droite française était à l’époque dans la collaboration ». Il
est vrai que c’est ce qu’on nous apprend à l’école, et que cette thèse
est encore dominante chez nombre de nos compatriotes. Sans nier
l’héroïsme et le sacrifice de nombre de résistants communistes et
socialistes, rarement trotskistes, et ce que notre pays leur doit, il
est pourtant nécessaire d’avoir de notre Histoire une vision nettement
moins manichéenne.

Ainsi, Eric Zemmour, dans cette interview, amène-t-il une autre
lecture de cette période complexe, où il démontre que, par pacifisme,
toute une partie de la gauche fut la plus virulente pour souhaiter la
paix avec les nazis, et entrer par la suite dans la collaboration.


YouTube


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Dans la revue Atlantico, Stéphane Courtois, auteur de noir du Livre noir du communisme,
répond au député UMP, et lui fait quelques rappels historiques qui
devraient lui apprendre à manipuler l’Histoire avec davantage de
précautions. Faut-il rappeler également qu’il fut longtemps impossible,
sous peine d’être qualifié de nazi, de remettre en cause la version de
l’exécution de milliers d’officiers polonais, d’une balle dans la tête,
dans la forêt de Katyn, longtemps attribuée à Hitler, alors qu’elle fut
l’oeuvre de Staline. Puissent les militants de Front de gauche sincères
se montrer capables de faire cette introspection sur leur propre
histoire, avant de vouloir donner des leçons aux autres.

Martine Chapouton

TEXTE DE STEPHANE COURTOIS

Comment peut-on être assez ignorant pour croire encore que les
“collabos” venaient tous de l’extrême-droite et les résistants de la
gauche ?

« L’extrême gauche en France était dans la résistance.
L’extrême droite française était à l’époque dans la collaboration »,
c’est ainsi que Thierry Solère, député de l’UMP, a voulu distinguer
l’extrême-droite de l’extrême gauche. Stéphane Courtois lui rappelle
donc quelques petits faits historiques…



Maquisards fusillés à Ligueil, Indre-et-Loire, près de la ligne de démarcation.

Je ne fais pas de politique et ne tiens pas à interférer dans les
débats internes de l’UMP, mais je ne peux pas laisser sans réagir la
déclaration de M. Thierry Solère, député de l’UMP qui vient de
déclarer : « L’extrême gauche en France était dans la résistance.
L’extrême droite française était à l’époque dans la collaboration. »
Déclaration qui laisse pantois l’historien spécialiste de la période de
la Deuxième Guerre mondiale, surtout venant d’un député appartenant à un
parti réputé « gaulliste » et donc, en principe, concerné par
l’histoire de l’occupation, du régime de Vichy et de la Résistance.



M. Solère semble ignorer qu’en 1939, l’extrême gauche
alors représentée par le Parti communiste fut interdite dès le 26
septembre 1939 par le gouvernement de la République dirigé par un chef
du Front populaire — M. Daladier — pour avoir approuvé l’alliance entre
Hitler et Staline, conclue le 23 août 1939 et qui aboutit, le 1er septembre, à l’attaque allemande contre la Pologne et surtout, le 17 septembre, à l’invasion de la Pologne par l’URSS.

M. Solère semble ignorer que le 1er octobre 1939,
Jacques Duclos, dirigeant du PCF, diffusa une lettre ouverte invitant le
gouvernement à engager d’urgence des négociations de paix avec
l’Allemagne nazie, avec qui la France était en guerre depuis le 2
septembre, ce qui entraina la condamnation de 44 députés communistes en
mars 1940.

M. Solère semble ignorer que dans la nuit du 3 au 4 octobre 1939,
Maurice Thorez, secrétaire général du PCF, fut enlevé à son régiment
par un commando de l’Internationale communiste et, sous passeport
soviétique, passa en URSS où il demeura de 1939 à 1944. Pour cette désertion en temps de guerre il fut condamné par contumace et déchu de la nationalité française.

M. Solère semble ignorer que le 18 juin 1940 — au moment même où
le général de Gaulle lançait son premier appel à la résistance —, un
dirigeant du PCF, sur ordre de Moscou et sous l’autorité de Duclos,
prenait contact avec les services allemands, installés place de l’Opéra à
Paris depuis deux jours, et engageait avec Otto Abetz, le représentant
de Hitler à Paris, une négociation politique qui dura jusqu’à la
mi-août.

M. Solère semble ignorer que si le PCF critiqua
violemment le régime de Vichy, il n’est entré dans la résistance active à
l’occupant qu’en juin 1941. Tout ceci n’enlève rien aux sacrifices des
militants communistes entre 1941 et 1944, mais l’extrême gauche
communiste a été largement absente du combat contre l’Allemagne nazie
entre septembre 1939 et juin 1941.

M. Solère semble ignorer que de très nombreux hommes politiques
de gauche — radicaux, socialistes — ont voté les pleins pouvoirs à
Pétain et ont participé à son Conseil national, quand ils n’ont pas été
des collaborationnistes actifs, en particuliers ceux qu’on appelait les
néo-socialistes (Déat, etc.).

Enfin, M. Solère utilise une expression — « l’extrême droite » —
qui ne signifie rien. Que dire de tous ces premiers résistants qui
étaient des monarchistes de l’Action française — Daniel Cordier, le
secrétaire de Jean Moulin, De Vawrin le chef du BCRA (le service secret
gaulliste), le fameux colonel Rémy premier agent du général de Gaulle en
France occupée —, voire issus de la mouvance de la Cagoule — Guillain
de Bénouville, chef du mouvement Combat, François Mitterrand ? Avec
la défaite et l’occupation, « l’extrême droite » a éclaté en plusieurs
courants, les uns allant vers la révolution totalitaire nazie (Doriot et
son PPF), les autres vers le régime réactionnaire et autoritaire de
Vichy bientôt engagé dans la collaboration, et les troisièmes entrant
tête baissée dans la Résistance par nationalisme et détestation de
l’Allemagne pangermanique. Le général de Gaulle lui-même était
un conservateur catholique et nationaliste, violemment critiqué pour
cela, encore en juin 1941, par les communistes français : c’est pourtant
lui qui a lancé le cri de ralliement initial et a dirigé de main de
maître le combat pour que la France retrouve sa place de nation
indépendante à la Libération.

De grâce, Monsieur le Député, faites preuve d’un peu plus de culture historique avant de lancer des anathèmes.


Provenance : Riposte Laique
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